• La mémoire revêt une multitude de formes. D’abord, la mémoire qui nous est indispensable pour tous les besoins de la vie ; elle ne paraît plus banale lorsque quelqu’un la perd, ne sait plus où il est ni qui il est. Pour survivre, il a besoin de personnes dotées de mémoire.

A l’autre extrême, il y a des mémoires phénoménales capables de retenir, par exemple, des séries de nombres dénuées de sens. Il y a aussi des personnes riches de vastes connaissances, spécialisées ou générales, qui semblent capables de les restituer à la demande.

 

 • Il est admis que certains ont une bonne mémoire visuelle, d’autres une bonne mémoire auditive, d’autres une mémoire des sensations, des gestes. Personne n’a une mémoire exclusivement visuelle ou auditive, ce qui serait un handicap dans la vie courante.

 

• La mémoire est fortement dépendante des sentiments, de l’intérêt qu’on porte à tel ou tel sujet. Des adolescents qui, pour l’école, se plaignent d’une mauvaise mémoire, connaissent des kyrielles de chanteurs ou champions sportifs, leurs œuvres et performances.

 

• La mémorisation relève souvent de la répétition, répétition offerte par la vie courante ou effort volontaire lorsqu’on veut savoir « par cœur » ou « sans faute ». Si la mémoire de certaines personnes évoque un distributeur automatique, d’autres semblent reconstruire rapidement ce qu’elles restituent, par association d’idées ou par la mémoire de relations entre idées ou entre choses.

 

• La mémoire n’est pas un phénomène purement mental. De même qu’on évoque à juste titre « l’intelligence de la main » , il existe une mémoire des gestes. La plus évidente est la mémoire qui gouverne l’écriture.

 

• Les réflexes traduisent la mémoire de réactions impératives dans certaines situations, devant certaines informations. Certains réflexes paraissent automatiques, sans intervention de le pensée consciente. D’autre font intervenir la pensée consciente, selon un processus très rapide.

 

Que retenir de ce qui précède pour les pratiques efficaces d’apprentissage de la lecture et de l’écriture ?

Il n’y a pas de savoir sans mémoire.

• Dans une classe, 20 ou 30 élèves peuvent avoir des formes différentes de mémoire. Il faut donc bannir tout esprit de système, fondé sur une image virtuelle de l’élève moyen.

Ainsi, ceux qui ont voulu bannir la répétition et le « par cœur »
enseigner la lecture de façon exclusivement visuelle
interdire la lecture à haute voix

ont d’un seul coup exclu du savoir des myriades d’élèves.

 

 • Les bonnes pratiques font appel aux différents types de mémoire, elles prennent en compte l’affectivité, le sens esthétique, le plaisir de savoir grâce à ses propres efforts.

Les bonnes pratiques aident les élèves à construire véritablement leurs savoirs, progressivement, sur des bases concrètes et familières, en liant logiquement entre elles les notions apprises pour les structurer

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