Disposition de la salle de classe :

– les élèves face au maître et au tableau, afin qu’ils aient tous les mêmes repères dans l’espace de la classe
– le maître veut voir ce que fait chaque élève, il est donc souvent debout
– le maître se déplace fréquemment près d’un élève
– il s’assure que chaque élève et à une place qui lui convient et n’est pas gêné pour voir.

Enseignement explicite :

– outre les innombrables répétitions et révisions, le maître montre la progression : il annonce ce qui a été appris et ce qui va être fait
– il marque tout progrès par un encouragement personnel
– il motive chaque élève mais aussi la classe dans son ensemble, de sorte que chacun se sente (un peu) responsable du bien-être et du bon avancement des autres
– si l’élève questionne, réfléchit et s’exerce, il ne construit pas son savoir en d’interminables recherches de règles, le maître livre les règles ; il donne des résumés et des définitions à savoir par cœur
– il montre les relations entre les choses, les idées des mots, il apprend à réfléchir

Contrôler fréquemment chaque élève :

– ce que l’élève fait, ce qu’il sait, les erreurs qu’il commet
– son avancement dans l’année (différent pour chaque élève)
– le maître prend des notes.

L’emploi du temps d’une journée

– régulier
– des séquences d’activité courtes, riches et variées

Donner des habitudes rassurantes

– demander aux élèves une posture adéquate pour travailler tant à l’oral qu’à l’écrit
– choisir pour certains échanges avec les élèves des expressions fixes, répétées, qui entraînent d’abord les mêmes réactions de la plupart des élèves tout en préfigurant un schéma de réflexion et de raisonnement personnel.

Varier les exercices successifs :

– les uns individuels
– les autres collectifs (parler, lire, écrire, chanter tous ensemble)
– sans en faire nécessairement un principe pédagogique, favoriser l’entr’aide

Varier le travail demandé aux élèves

– laisser certains travailler seuls pendant que le maître s’occupe des autres.

Auto discipline du maître : pas d’improvisation.

Le maître utilise un manuel alphabétique, qui lui fournit une démarche ritualisée, une progression rigoureuse et des exercices cohérents.

En bon français :

– le maître veille à sa propre expression orale
– il fait lire des textes extraits de la littérature classique ou tout au moins écrits en langage « soutenu »
– il habitue ses élèves à s’exprimer par des phrases et non par des mots isolés.

L’expression orale des élèves

– le maître est attentif à s’exprimer lui-même dans une langue soignée, en évitant ses propres tics de langage
– à toutes les questions qu’il pose, le maître exige une réponse correcte, souvent en demandant à l’élève de reprendre les termes de la question
– question posée par l’élève : si la forme est incorrecte, le maître reformule et demande à l’élève de répéter
– la récitation familiarise avec une langue riche ; la première exigence est de parler lentement en articulant ; la récitation peut être collective
– demander aux élèves de répondre en choeur à des questions dont ils devraient connaître la réponse.

De bonnes questions.

– le maître est attentif à la formulation de ses questions, compréhensibles et non ambiguës
– il se corrige si besoin est
– il explique qu’il existe plusieurs sortes de questionnements : questions libres et collectives, où les élèves peuvent lever le doigt pour proposer leurs réponses, questions d’exercice individuel

Des outils à la mesure des élèves :

– l’ardoise, le cahier petit format
– prédominance de l’écriture sur l’exercice à trous (photocopies)
– apprentissage de la mise en page et de la présentation
– habitudes d’ordre et de rangement

Une exigence de qualité :

– faire répéter
– faire refaire
– faire relire ce qu’on a écrit

Présenter une trace écrite irréprochable

– ce que l’élève a face à lui, sur le tableau ou le cahier, doit être de qualité
– justesse et beauté du geste écrit (écriture, dessin) de l’enseignant
– élaborer, « penser », ordonner le disposition des informations sur le tableau, que l’élève puisse s’y repérer

Faciliter la mémorisation :

– non seulement par les répétitions et révisions
– mais aussi par l’association de gestes illustrant la parole
– par les associations d’idées ou d’images mentales
– en structurant les acquis, en montrant les relations entre les choses, les idées, les mots

Déchiffrage

– l’élève suit du doigt ce qu’il déchiffre, afin de fixer son attention, d’éduquer son regard, de développer sa pensée consciente

Erreurs de déchiffrage :

– épeler, particulièrement avec les élèves en difficulté

Accorder plus de temps et d’attention aux élèves les plus lents et l’expliquer à la classe

Traiter les difficultés et erreurs des élèves :

– les noter
– chercher ce qui les cause dans l’esprit de l’élève
– chercher d’autres formulations
– construire à partir des erreurs des exercices ou même des leçons spécifiques

Entr’aide

Pendant que le gros de la classe travaille avec le maître, les élèves les plus avancés aident les plus lents à accomplir une tâche de leur niveau.

Élèves en grande difficulté

– repartir à zéro, revenir aux bases

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