Déchiffrer (ou décoder), c’est traduire les mots écrits en mots parlés à haute voix ou mentalement. C’est donc connaître la « combinatoire », mode de combinaison des lettres dans la langue française.

Celui qui sait déchiffrer le français peut aussi bien déchiffrer le latin, en le prononçant à la française, et sans rien y comprendre.

De même,  en français, on peut déchiffrer de façon mécanique, sans comprendre ce qu’on lit, ou sans y porter la moindre attention.

On a fait à la méthode alphabétique le reproche de ne pas enseigner le sens des mots et des phrases, en feignant de croire que cette méthode s’est toujours limitée au déchiffrage pour une proportion notable d’élèves.

Or, lorsque l’enfant débute le déchiffrage, qu’il ânonne, il ne peut pas saisir instantanément le sens des mots. Il lit pa-pa mais il lui suffît de répéter, de passer par la pensés consciente, pour découvrir avec ravissement qu’il sait lire « papa ». Et le maître y veille constamment.

Les fanatiques du départ global, nombreux avant 2005, allaient jusqu’à prétendre que les mots n’ont de sens que dans des phrases, et les phrases dans des textes. Cela ne vaut qu’à un stade déjà avancé de la lecture. Prétendre que les simples mots « papa » et « maman » n’ont pas de sens pour un enfant est une aberration.

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